Sur la route des trolls

20 Décembre 2020

Nous quittons la côté et rejoignons les terres à l’ouest de Trondheim direction le parc national de Dovrefjell. Ce parc est réputé pour sa population de boeufs musqués. La région est un mélange de toundra et taïga, un paysage blanc désertique et froid. Nous arrivons sur un plateau désertique de neige à perte de vue. Nous passons la nuit sur une petite aire tranquille près de la petite ville de Hjerkinn.

Le lendemain, nous nous équipons chaudement pour partir faire une ballade avec les enfants dans le parc national afin d’y trouver des bœufs musqués avec un peu de chance. Nous ferons 4 km de montée dans la neige où l’on s’enfonce par moment et avec le vent de face, pas évident ! Nous croisons un couple avec 2 petits chiens et des raquettes. Ils ont rebroussé chemin car le vent était bien trop fort et emportait leurs petits amis à 4 pattes 🙂 et aussi la neige était très profonde même avec leurs raquettes ! On profite de cet échange pour faire une photo de famille. Comme eux, on rebrousse donc chemin. Nous revenons au camping-car pour le déjeuner.

Après le déjeuner, nous décidons de laisser les enfants travailler (et jouer un peu aussi, nous ne sommes pas dupes :)) dans le camping-car. Nous partons tous les 2 jusqu’au point de vue de Snohetta où se trouve un refuge désigné par un architecte. Nous espérons encore une fois observer un boeuf musqué lors de cette ballade… La montée est éprouvante à nouveau entre le vent glacial de face et la neige dans laquelle on s’enfonce par moments. Mais le jeu en vaut la chandelle : le refuge est vraiment très joli et de là, nous avons une vue imprenable sur le plateau du Dovrefjell. Nous observons un bon moment le paysage avec nos jumelles mais nous ne trouvons aucun boeuf musqué. Le vent glacial a raison de notre patience et nous redescendons rapidement pour rentrer se réchauffer au camping-car.

Nous décidons de rouler un peu et retourner en direction de la côte. Finalement après quelques loupés sur des spots qui n’en valaient pas la peine, nous atterrissons sans le savoir au pied de la Trollsvegen. Nous arrivons de nuit sur un grand parking avec un centre pour touristes fermé biensûr. Sur le moment, nous nous posons pas de question car nous sommes fatigués de la route.

Le lendemain matin, quand nous sortons du camping-car, c’est l’effet wahou !! Nous sommes au pied de la plus haute paroi d’Europe : plusieurs voies d’escalade sur cette paroi de plus de 1000m de haut. On se sent tout petits 🙂

C’est parfait pour nous, il y a une promenade facile le long de la rivière en bas de cette gigantesque paroi. Nous partons donc pour 4km de promenade au pied de ses montagnes abruptes et écrasantes, juste splendide !

Nous reprenons ensuite la route jusqu’à Andalsnes où nous espérons avoir des informations à l’office du tourisme. Mais ce bureau pour touristes est fermé à cause du COVID, ce sera que le premier d’une longue série… Il y a un très beau point de vue sur le fjord d’Andalsnes mais le chemin semble périlleux pour y aller, nous décidons de ne pas le faire. La route touristique de Trollstigen est fermée mais nous comprenons que toute la route n’est pas forcément bloquée alors nous décidons d’y jeter un oeil.

Nous prenons donc la fameuse route 63. Nos espoirs se confirment. La route n’est fermée que sur la portion des virages en S et de la pente à 10%. Cette partie de la route est très connue, c’est celle qu’on peut voir en photos partout. Nous nous arrêtons devant la barrière et continuons à pied. Il y a en effet un chemin de randonnée qui longe la rivière, remonte la cascade pour rejoindre la route plus haut. On peut marcher jusqu’au point de vue du sommet qui donne à 360°.

Nous partons donc tous les 5 sur le chemin de randonnée. Mais plus on monte, et plus Louis a peur… Au final, ne préférant pas brusquer Louis avec ses phobies, Hugo raccompagne ses frères au camping-car et nous tient informés par téléphone. Ludo et moi continuons jusqu’à la route. La dernière partie de la ballade le long de la cascade a été très impressionnante avec des cordes pour se tenir et des escaliers abruptes. Une fois le pied sur la route, Ludo veut clairement faire demi-tour. Nous redescendons du coup par la route fermée en suivant les virages en S. Et nous comprenons pourquoi la route est fermée l’hiver. Il y a de nombreuses coulées de neige qui ont enseveli la route par endroit. Nous ne trainons pas pour rentrer. Mais nous sommes bien contents d’avoir vu cette fameuse route de Trollstigen !!

Nous rejoignons un camping pour la nuit à Sjoholt. Nous sommes super bien accueillis par notre hôte, un néerlandais installé depuis plusieurs années en Norvège. On paie une somme modique de 17,5€ tout compris douche sans limite de temps (rare en Norvège !) et même les machines à laver sont comprises ! Au top, moitié moins cher que ce qu’on peut trouver en temps normal. Le lendemain matin, j’en profite pour lui demander son avis pour la suite de notre trajet dans la région car nous n’arrivons pas à nous décider en fonction des ferrys qui fonctionnent l’hiver et des routes qui sont ouvertes… Sa femme nous conseille de faire l’aller/retour à Geiranger dans le village au bout du fjord. Ce fjord et son village ont inspiré le film de la « Reine des neiges » pour son cadre mais également pour ses tenues traditionnelles. Nous faisons donc un crochet par Geiranger. La route est fermée ensuite et il n’y a plus de bateau dans ce fjord l’hiver. Mais le jeu en vaut la chandelle ! La route est par contre très vertigineuse avec une pente à 10%, c’est impressionnant en camping-car. D’ailleurs les enfants ont décidé de nous préparer le déjeuner une fois arrivés à Geiranger pour nous remercier de la route 🙂

Nous rejoignons Nordfjordeid pour la nuit. ¨

Nous profitons de la soirée pour organiser les 3 jours à venir puisque ce sont les fêtes de Noël. C’est la 1ère fois depuis notre départ que nous prévoyons autant de jours à l’avance, nous avions pris l’habitude de faire au fil des jours là où le vent nous mène.

Le programme est donc défini : Sognefjord (le plus grand fjord de Norvège avec plus de 200km dans les terres) et le glacier de Nigardsbreen. Mais le destin en a finalement voulu autrement… à suivre !!

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