New York : un final en beauté !

21 octobre 2021

Nous prenons notre vol vers 13h et c’est parti pour 5 heures de vol. Nous arrivons à 21h30 à New York avec 3 heures de décalage par rapport à San Francisco. On ne s’embête pas avec les transports en commun et prenons un uber pour rejoindre notre logement. La ville est bien encombrée, ça nous change de San Francisco, nous arrivons vers 23h30 au studio que nous avons loué en plein Manhattan à deux pas de l’Empire State Building. Nous sommes contents : l’appartement est bien aménagé, il ne manque de rien et nous sommes super bien placés au top pour commencer notre visite demain.

Le lendemain, nous partons à la découverte de New York. Les enfants, et même nous, sommes tout excités. Nous remontons la 5ème avenue en direction de l’Empire State Building qui se trouve juste à 5 minute de notre appartement. Nos têtes sont toutes levées vers le ciel pour admirer ces énormes buildings et ces gratte-ciel, tous témoin d’une autre époque. Nous sommes émerveillés. Ca y est, nous apercevons le sommet de l’Empire State Building ! Nous en faisons simplement le tour car nous ne pouvons pas le visiter. En effet, New York a instauré le pass sanitaire. Notre pass européen n’est pas reconnu car nous n’avons qu’une dose et en plus les enfants n’en ont pas. Mais ce n’est pas sans déplaire à Ludo qui n’est pas particulièrement motivé pour affronter son vertige. Nous remontons ensuite Broadway jusqu’à Time Square. Pour Ludo et moi, cela nous rappelle pleins de souvenirs. Nous y étions venus avec notre ami Max en 2003. A l’époque, il y avait l’énorme boutique de jouets Toys ‘r us avec un dinosaure géant articulé et une grande roue au sein même du magasin. Malheureusement, cela fait bien quelque temps qu’elle a disparu laissant place à GAP… La magie est quand même toujours là, quand on se retrouve au milieu de Time Square entourés de tous ces écrans. Il y a dans le quartier quelques incontournables comme le magasin de M&M’s. Nous rejoignons ensuite le Rockfeller Center où nous finissons par dénicher le magasin de jouets célèbre de New York. Biensûr nous allons y faire un tour, d’autant que les enfants ont eu de l’argent de poche de leurs grands-parents pour ramener quelques souvenirs. Après cela, nous devons nous rendre sur la 8ème avenue. Nous avons rendez-vous dans un laboratoire pour nos tests PCR car nous repartons dans 3 jours. Le nécessaire est fait rapidement et gratuitement. Il est l’heure de déjeuner, alors nous prenons à emporter dans un restaurant japonais et nous rentrons manger à notre appartement histoire de se reposer un peu. Mine de rien, on est tellement éblouis par tout ce que l’on voit, on ne se rend même pas compte des kilomètres engrengés : déjà 6km pour ce matin !

Nous repartons direction sud de Manhattan. Nous prenons le métro pour rejoindre le quai de départ du ferry de Staten Island. Nous arrivons dans un grand hall où des centaines de personnes attendent en masse l’arrivée du bateau. Au bout de 10 minutes, les portes s’ouvrent et nous pouvons embarquer. C’est parti pour 20 minutes de ferry gratuit jusqu’à Staten Island. Petit à petit nous nous éloignons de Manhattan, nous pouvons admirer le quartier de Wall Street, le pont de Brooklyn d’un autre angle. Puis nous nous approchons de la statue de la Liberté, que Malo appelle la Tour Eiffel depuis quelques jours… Les enfants sont ravis de voir la grande dame, c’est une des images marquantes de New York qu’ils avaient en tête avant de venir et qu’ils voulaient voir absolument. Puis nous nous éloignons jusqu’à ne plus distinguer les buildings de Manhattan et l’île de la statue de la Liberté. Nous arrivons à Staten Island. Nous nous dépêchons pour attraper le ferry du retour et refaire le chemin inverse. C’est reparti pour 20 minutes de traversée. Nous changeons de côté pour voir les quartiers du Queens et de Brooklin avant d’arriver sur Manhattan.

De nouveau à Manhattan, nous remontons à pied vers le nord en rejoignant le début de l’avenue de Broadway. C’est ici que les fameuses écoles de danse, musique et chant ont pignon sur rue pour former les futurs stars du show bizz. Nous arrivons sur une petite place en triangle où se trouve une énorme statue de taureau : les gens font la queue pour se prendre en photo tenant les testicules de l’animal dans leur main… (l’être humain est parfois étrange… j’ai une petite pensée pour nos amis Et pourquoi pas aller voir ailleurs ? à ce moment-là ils comprendront pourquoi !) En cherchant un peu sur le net, on découvre que cette statue avait été érigée illégalement une première fois devant la bourse de NY après le krach boursier de 1987 comme un symbole de la « force et la puissance du peuple ». Nous continuons notre route jusqu’au quartier de Wall Street et la fameuse bourse. A l’heure où nous y sommes, nous voyons un groupe de traders en pause à la sortie du bâtiment. Nous allons ensuite jusqu’à la place mémorial des tours jumelles. A la place des deux grandes tours, il y a aujourd’hui 2 énormes fontaines semblant couler dans les entrailles de la terre. Les noms des victimes sont gravés dans le granit tout autour des deux fontaines. En hommage, plusieurs bâtiments ont été construits autour de cette place : notamment une immense tour qui semble vouloir s’étirer vers le ciel, un musée et un centre commercial avec une architecture semblant représenter une colombe en plein vol. Nous continuons encore marcher jusqu’à l’hôtel de ville. L’architecture dans le sud de Manhattan est assez incroyable, beaucoup de styles et d’époques se côtoient. On a toujours le nez en l’air, les yeux rivés vers ces superbes bâtiments. Puis nous arrivons à Chinatown que nous traversons pour rejoindre ensuite Little Italy qui est simplement remarquable par ses restaurants italiens en enfilade et une petite guirlande lumineuse à l’entrée de la rue aux couleurs de l’Italie. Puis nous traversons un petit bout du quartier de Soho afin de prendre le métro pour rejoindre le Metropolitan Museum où nous avons rendez-vous…

Nous arrivons vers 18h devant le Metropolitan Museum. La nuit est tombée. Le musée est très joliment éclairé. Il y a quelques personnes qui attendent sur les escaliers leurs rendez-vous. Je finis par apercevoir Tiphaine tout en haut des marches, cela fait une dizaine d’années que nous nous ne sommes pas vues. C’est une amie de ma deuxième année d’école d’ingé, elle habite à NY depuis 4 ans maintenant. Nous sommes très contentes de nous retrouver. Décidément notre séjour aux Les Etats-Unis est marqué par les retrouvailles. Malgré la nuit, elle nous propose de longer Central Park afin d’admirer les grandes maisons bourgeoises qui se sont construites avec les années et nous raconte l’histoire de ce quartier riche des grandes familles de NY. Une des maisons a été construite selon l’architecture du château de Chenonceau, incroyable ! Puis nous allons nous restaurer dans une petite boutique de pizzas à emporter où nous pouvons manger sans montrer de pass sanitaire. Nous partageons sur nos expériences de voyageurs et d’expatriée, nous ne voyons pas le temps passer… Finalement nous décidons de nous revoir samedi matin pour découvrir Central Park qu’elle commence à connaitre comme sa poche. Il est temps de rentrer se reposer après plus de 20 kilomètres à arpenter NY.

Le lendemain, nous décidons de retourner dans les quartiers du Rockfeller Center pour faire un peu de shopping : à Macy’s (l’équivalent des Galeries Lafayette), Levis pour des jeans pour les garçons qui n’auront plus rien à se mettre en France, des légos au super magasin de légo de la 5ème avenue (presqu’un musée !), petit tour au magasin de la NBA. Nous arpentons de long en large la célèbre 5ème avenue. Nous en profitons également pour visiter la gare centrale et aller voir le Chrysler Buiding. Après 7-8kms de marche, nous rentrons déjeuner à notre appartement.

Après notre pause déjeuner, nous nous rendons à l’ouest de Manhattan à pied pour rejoindre la High Line, une ancienne voie ferrée perchée à 9m au dessus du sol transformée en voie verte comme un jardin suspendu au milieu des buildings. Depuis la création de cette coulée verte, les quartiers alentours bénéficient d’un renouveau avec des constructions modernes non sans nous rappeler ce qui a été fait dans le quartier de la Confluence à Lyon. Ce parc aboutit dans le sympathique quartier de Chelsea, un district artistique à l’atmosphère bohème chic. Nous rentrons à pied jusqu’à chez nous totalisant pas moins de 20km de marche dans la journée.

Mais nos deux grands garçons ne veulent pas en rester là. Ils rêvent de voir Time Square la nuit. Alors je prends mon courage à deux mains, laissant Ludo rentrer avec Malo au studio. A vue d’oeil je ne pense que ce n’est qu’un détour d’une demi heure. Mais on se fait vite avoir par les effets de perspectives tout petit que l’on est au pied de ces gratte-ciel. Nous arrivons sur la célèbre place au bout de 30 minutes de marche. L’atmosphère ce soir-là est très particulière. C’est en effet le premier soir depuis les restrictions liées au Covid que les spectacles de Boradway reprennent. Alors ce soir, l’affiche du fantôme de l’Opéra est affichée en grand écran et la musique principale du spectacle résonne tout autour de nous. C’est magique. Nous oublions vite l’effort fourni, profitons du moment tous les 3 puis rentrons retrouver Ludo et Malo pour notre dernier dîner à NY.

Le lendemain, c’est la dernière fois que nous rangeons nos sacs à dos et nous avons du mal à réaliser. Nous ne trainons pas pour autant à tout ranger et c’est reparti dans les rues de NY avec toutes nos affaires sur le dos. Nous rejoignons Tiphaine en milieu de matinée chez elle dans le quartier de Harlem.

Nous laissons nos affaires chez Tiphaine et profitons de la matinée pour visiter avec elle le nord de Central Park. C’est très vivant : il y a des groupes de jazz qui s’installent et des gens qui viennent danser deux pas sur leur douce mélodie. Il y a également des familles qui envahissent le gazon pour organiser l’anniversaire de leur bout de chou, les coureurs du week-end qu’il ne faut surtout pas gêner dans leur course effrénée… Nous achetons des hot dog et un bretzel dans le parc pour se sentir le temps de quelques minutes comme un américain dans Central Park. Puis nous rentrons tranquillement chez Tiphaine. Nous prenons au passage un repas chinois à emporter que nous engouffrons en quatrième vitesse chez elle de peur d’être en retard pour notre vol.

Il est temps de quitter mon amie et de souhaiter de se revoir très bientôt ailleurs sur cette terre. Nous prenons le métro pour redescendre tout Manhattan. Nous changeons de rames à hauteur du pont de Brooklyn pour traverser Brooklin et le Queens. Lorsque nous attendons notre dernier métro pour rejoindre l’aéroport, chargés de tous nos sacs, nous faisons une rencontre amusante sur le quai. Un américain nous dit en nous voyant : « on dirait que vous voyagez depuis des mois ! » et je lui réponds « oui en effet cela fait 14 mois ! ». Nous arrivons finalement à l’aéroort avec juste deux heures d’avance sur l’heure de vol, le timing est juste nickel. Quand nous attendons dans la salle d’embarquement, les émotions se mélangent. Ludo est dans sa phase de stress pour ces deux derniers vols que nous prenons et a hâte d’arriver pour être soulagé. Et pourtant on pourrait croire qu’après 20 vols, il finirait par se détendre… En tout cas, son angoisse couvre pour le moment toutes les autres émotions. Quant aux garçons, ils sont surexcités à l’idée de retrouver la famille, leurs amis et leur chat. Et pour ma part, je suis partagée entre l’envie de revoir tout mon entourage et une certaine nostalgie de voir la fin de cette si belle et si riche aventure. J’essaie de me repasser le film de tout ce que l’on a vécu mais il y en a eu tellement : des milliers de moments incroyables en quelques mois et autant de rencontres marquantes, un peu comme si nous avions vécu 10 ans de notre vie. Je me sens encore dans une bulle avant notre atterissage en France en dehors du temps et de la vie « normale ».

24 octobre 11h, nous atterissons à Genève après un changement à Madrid. Le frère de Ludo, sa femme et une de ses filles nous accueillent les bras ouverts. Nous restons deux jours avec eux le temps de fêter mes 41 ans en Haute Savoie.

26 octobre 18h, nous rentrons définitivement chez nous. Comme c’est étrange de rentrer dans sa maison. Les choses ne sont pas rangés comme elles doivent l’être et nos affaires personnelles ne sont pas encore dans les placards : on se sent un peu chez soi sans être chez soi.

27 octobre, nous débarquons par surprise chez mes parents le matin puis les parents de Ludo l’après-midi. Ils nous attendaient tous pour le 31 octobre alors la joie se lit sur leur visage quand ils nous découvrent au pied de la porte.

2 novembre, Ludo reprend le travail et clairement l’atterissage est brutal.

8 novembre, Les enfants reprennent l’école. Je les accompagne pour cette reprise et j’en pleure comme une maman qui poserait ses 3 enfants pour la première fois à l’école maternelle.

Ca y est, nous y sommes, fin de notre parenthèse familiale. Notre tour du monde est bel et bien terminé.

Dernière photo tous les 5 avec toutes nos affaires de 14 mois de tour du monde avant de franchir la sortie à l’aéroport de Genève

Cette expérience nous a changé et va sûrement encore nous changer dans les mois voire les années à venir. Alors il ne nous reste plus qu’à construire un nouveau rêve et de le vivre.

A suivre…

Côte Ouest ! Le long du Grand Pacifique…

14 octobre 2021

Ce matin, nous quittons notre superbe spot dans la montagne pour redescendre sur Los Angeles. Petit à petit, nous découvrons la vue plongeante sur cette immense ville et sur l’océan Pacifique. Autant nous avions l’impression d’être seul au milieu de nulle part, autant cette route sinueuse est finalement très empruntée. Il semblerait qu’il y ait du monde qui habite sur les hauteurs perdues de Los Angeles. Nous nous arrêtons sur un point de vue pour prendre le petit-déjeuner et décider de notre stratégie pour visiter L.A. en camping-car.  Nous commençons alors par Hollywood Boulevard pour découvrir la célèbre « Walk of Fame« , l’avenue aux étoiles. Nous faisons des tours de quartier pour espérer se garer mais nous sommes vraiment hors gabarit. Nous choisissons finalement de nous éloigner dans le quartier résidentiel de Hollywood et de se poser dans une petite rue. Ludo, qui s’est coincé le dos il y a deux jours (le stress de l’avion se fait sentir déjà !) reste pour garder le camping-car avec Malo pendant que je pars visiter avec les deux grands. Il nous fait un quart d’heure pour rallier le Walk of Fame. Les enfants ne connaissent pas beaucoup de noms gravés sur les étoiles voire même pas du tout, ils me font me sentir bien vieille :)… Nous faisons quelques magasins de souvenirs et prenons des photos avec King Kong avant de rentrer. Sur le chemin, nous flânons dans le quartier résidentiel pour admirer les décorations d’Halloween. Il y a notamment une maison juste hallucinante avec des monstres de partout : le long de la clôture, sur le portail, dans le jardin, sur le toit… Et même les arbres ont été déguisés en bêtes maléfiques !

Nous rentrons au camping-car puis reprenons la route. Nous traversons L.A. d’est en ouest pour rejoindre Melrose Avenue. Nous remontons Melrose Avenue jusqu’à Beverly Hills. Pour les enfants, cela ne représente pas grand chose. De notre côté, nous avons les yeux grands ouverts à la recherche d’indices de nos séries d’enfance : mais pas de Brandon, Brenda ou Kelly en vue… Bon on n’a sûrement oublié de regarder du côté des vieux… Nous prenons plaisir à explorer le quartier de Beverly Hills : d’immenses maisons aux jardins bien entretenus, des rues larges bordées de grands arbres, un quartier paisible comme dans Desperate Housewife. Alors quoi de mieux comme endroit pour déjeuner ! Nous n’hésitons pas, ni une ni deux, on se gare devant une de ces grosses baraques et on prépare le déjeuner. On cuisine les fenêtres ouvertes avec le bruit des tondeuses à gazon et l’odeur de l’herbe fraichement tondue. On se croit réellement plonger tout droit dans nos séries de jeunesse, comme si Gabrielle Solis allait sortir d’une de ces maisons pour retrouver son amant de jardinier… On laisse nos enfants jouer dans le quartier, histoire de l’animer un peu. Heureusement personne nous demande de partir et on décolle après notre repas.

Nous quittons Los Angeles pour Santa Monica. C’est une ville du bord de mer accolé à L.A. Nous nous garons près de la plage. Nous remontons à pied la rue qui surplombe la grande plage en contrebas. Tout est aménagé en petits jardins où se croisent les familles, les yogis, les coureurs, les gens qui promènent leur chien… Nous longeons cette rue jusqu’à la jetée. Cette jetée est assez connue dans le coin, il y a en temps normal une grande fête forraine permanente mais en ces temps de covid tout est fermé. Il y a pour autant pas mal de monde qui se promènent. Nous faisons le tour de la jetée puis redescendons sur la plage afin de remonter jusqu’à notre camping car les pieds dans l’eau. La plage est immense, avec les traditionnelles maisonnettes en bois des sauveteurs dignes de Alerte à Malibu et les chemins d’accès pour vélos, skate ou rollers… Nous remontons tranquillement, les enfants profitant de la fraicheur de l’océan. Nous n’avons pas prévu les maillots, autant dire qu’ils sont revenus trempés mais cela fait partie des plaisirs du voyage, ils resteront en slip et tongs le temps que cela sèche. Nous reprenons notre camping-car et la highway 1, l’autoroute qui longe toute la côte ouest. On roule une petite heure puis prenons une petite route dans les hauteurs pour trouver un spot sauvage et paisible duquel il y a peu de risques qu’on nous vire.

Le lendemain, nous repartons sur la highway 1. Nous avons besoin de nous poser un peu et cherchons un campsite dans le coin de Arroyo Grande pour passer deux jours tranquilles en bord de plage. On passe un, deux et finalement un troisième campsite qui semble ouvert, à prix raisonnable et avec de la place. Cependant il n’y a personne à la guérite pour s’assurer qu’on peut s’installer. On tourne en rond une bonne heure jusqu’à finalement comprendre qu’il y a quelques emplacements de libre et qu’un ranger passera pour nous faire régler l’addition. On s’installe, on déjeune puis on passe l’après-midi sur la plage. La plage est immense, ce n’est pas sans nous rappeler celles du Cap Ferret ; mais à la différence près qu’ici on peut venir directement en pick-up sur la plage. Alors certes c’est top quand tu as un pick-up de se sentir libre de rouler sur une plage sans fin. Par contre, quand tu es une famille à pied, ça demande d’être vigilent sur les passages intempestifs des 4×4… La pause est quand-même bien agréable. Nous rentrons vers les 17h pour profiter du jour pour passer à la douche du camping. Alors que nous arrivons au camping-car, un couple vient nous déloger car nous leur avons piqué leur emplacement. Nous nous rendons compte que nous avions compris les consignes de la guérite à l’envers : en clair les emplacements listés étaient ceux occupés, il fallait donc prendre les autres. Qu’à cela ne tienne, on s’installe sur un autre emplacement supposé vide. Entre temps, les enfants se douchent, je fais ma petite machine de linge à la main… Le soleil se couche, la nuit commence à tomber. Un ranger vient alors nous voir pour nous informer que le camping était finalement complet et qu’il fallait que l’on parte. On rage un peu de se faire sortir à la tombée de la nuit alors qu’il aurait pu passer bien avant. On reprend la route et cherchons à nouveau un spot perdu sur les hauteurs pour être sûr d’y rester. Après une petite heure de route, nous voilà installés au bord d’un petit lac.

Le lendemain, au vue de nos dernières déconvenues, nous décidons de terminer la côté dans la journée et bifurquer dans les terres ensuite. Nous repartons toujours sur la Highway 1. Nous faisons un premier arrêt au bout d’une demi-heure sur une aire pour observer les éléphants de mer. Il y a en effet une plage où ces énormes bêtes, tout en graisse, se sont installées de manière permanente. Les mâles laissent les femelles plusieurs mois dans l’année avec leurs petits pendant qu’ils vont chasser en mer. Nous avions vu les lions de mer aux Galapagos, autant dire que les éléphants de mer sont encore plus gros et plus impressionnants. Par contre, nous ne verrons pas de mal car nous ne sommes pas venus pendant la période des amours. Nous continuons notre chemin le long de l’océan. Nous faisons encore plusieurs arrêts aux différents points de vue aménagés. Cette route panoramique est vraiment belle. Le temps du midi, nous trouvons un spot près d’une très belle plage où les énormes vagues du Pacifique viennent se briser. C’est un spectacle dont on ne lasse pas. Nous croisons d’ailleurs un cortège pour un mariage directement sur la plage. C’est amusant, ce n’est pas la première fois que nous croisons des mariés dans des cadres qui sortent de l’ordinaire, comme au milieu du parc de Yellowstone.

Nous arrivons en début d’après-midi du côté de Carmel-By-The-sea. Cette petite ville du bord de mer rappelle beaucoup le village de Cap-Ferret avec ses belles maisons bourgeoises dans le calme des pins, ses boutiques chics et ses voitures de luxe. Pour la petite histoire, Clint Eastwood a été le maire de Carmel. Nous flânons dans le quartier résidenciel, puis dans les boutiques avant de rejoindre la plage. Au loin, nous apercevons le golf qui surplombe la plage. Les enfants en profitent de nouveau pour faire trempette mais juste les pieds car l’eau est vraiment fraiche. Nous rentrons à notre camping-car par la plage et le quartier résidentiel.

Nous quittons la côte. Apres un arrêt logistique à Monterey, nous roulons en direction du parc Yosemite pour retenter notre chance. Nous nous arrêtons pour la nuit à quelques heures de route de l’entrée du parc.

Le lendemain, nous partons au petit matin. Nous rejoignons l’entrée sud de Yosemite en début d’après-midi. Nous rejoignons la zone de Mariposa Grove. Nous déjeunons rapidement et partons en randonnées pour aller voir les séquoias géants. Le site est en réfection, il y a quelque temps une tempête a fait rage et a fait tomber quelques-uns de ces grands pins. Il n’y a alors aucun shuttle pour rejoindre le début initial de la randonnée. Il faut donc partir du parking. Comme nous sommes tardifs, nous pressons le pas afin d’avoir le temps de tout voir avant que le soleil ne se couche. C’est donc parti pour 10km de randonnée au milieu des pins, les petits arbres laissant place petit à petit aux géants. C’est très impressionnant de se retrouver tout petit aux pieds de ces colosses et d’écarter les bras sans pouvoir à peine entourer leur tronc. Nous découvrons aussi les dégâts de la tempête, ce sont des arbres de plusieurs centaines d’années qui sont tombés. Nous rejoignons l’arbre mythique du site : Le Giant Grizzli, le plus séquoia du coin, vieux de plus de 2000 ans et mesurant près de 64m. Nous allons ensuite voir le Californian Tunnel Tree et traverser son tronc qui a été creusé il y a plus de cent ans par l’homme. Après ce tour au pays des géants, nous rentrons au camping-car et nous trouvons un spot en forêt en pleine nature juste à la sortie du parc, c’est parfait.

Le lendemain, nous nous réveillons sous une fine couche de neige très légère qui ne tient pas sur le bitume. Nous nous rendons de nouveau à l’entrée sud de Yosemite.

Voilà que le ranger nous stoppe, avec la neige et le froid de cette nuit, les routes ont été fermées à tout véhicule non équipé de pneus neige. Pensant que nous n’en avons pas, nous rebroussons chemin désolés, décidément ce parc ne veut pas de nous. On roule un quart d’heure vers le sud en se demandant comment remplacer cette belle journée qui s’annonçait jusqu’à ce que Ludo me dise qu’on va retenter le coup. En effet, vu la journée ensoleillée qui s’annonce, nous espérons qu’ils relâcheront les restrictions sur les véhicules. On y retourne alors de nouveau changeant de ranger à l’entrée (la première n’était pas très commode), il accepte de nous laisser entrer pour aller gérer la vidange de notre camping-car dans le parc. Il nous confirme qu’ils peuvent potentiellement lever les restrictions sur les routes et qu’il faut se tenir au courant par téléphone. Nous partons alors au campsite du parc pour la vidange du camping-car puis nous nous installons près d’une bibliothèque pour avoir accès au réseau et pouvoir se tenir informés. Finalement au bout de 1h30, nous avons le droit de prendre la route. Il s’avère qu’elle passe un col en altitude et que la route est facilement gelée. J’ai donc un peu la pression au volant quand on s’approche du col, mais finalement bien plus de peur que de mal, les rangers sont très prudents sur l’état des routes. Nous rejoignons alors Yosemite village, le coeur du parc d’où partent de nombreuses randonnées. En redescendant sur la vallée, on découvre un panorama incroyable : ce parc est vraiment magnifique. Nous ne regrettons pas d’avoir retenter notre chance pour le voir. Il s’est mérité mais ça vaut vraiment le détour. Une fois dans la vallée, nous déjeunons avant de partir en promenade autour du village voir les cascades et le half dôme, cette montagne de forme très originale qui est un des emblêmes du parc. Avant de reprendre la route, nous passons voir les rangers afin de voir si nous pouvons prendre la route vers le nord. Là nous apprenons que les pneus neige sont marqués M+S (comprendre Mud and Snow donc boue et neige) et que si on en a on peut prendre la route du nord. Et bingo ! Nous sommes bien équipés. C’est donc parti pour rejoindre le nord-ouest du parc. Au passage, nous profitons d’une très belle vue sur l’incoyable falaise El Capitan. Nous reprenons de l’altitude jusqu’à la sortie nord-ouest. Bizarrement il n’y a ni neige ni verglas, on ne comprend pas bien pourquoi cette route est toujours refusée en accès aux véhicules non équipés. Mais tant mieux pour nous, nous avons pu ainsi traverser une autre partie du parc et avoir un aperçu exhaustif de Yosemite.

Nous nous arrêtons quelques minutes seulement après la sortie du parc pour profiter d’une dernière nuit sur un spot sauvage en pleine nature. Nous nous trouvons sur une butte devant le coucher de soleil à la cime des arbres. Le lendemain, nous profitons de cette tranquillité pour le nettoyage de fond du camping-car et le rangement des affaires car nous le rendons le lendemain à la première heure.

Nous quittons notre havre de paix en début d’après-midi pour rejoindre San Francisco ou plutôt Oakland. C’est là que nous attendent Roberto et sa famille. Ils nous invitent pour une dernière soirée tous ensemble dans leur maison de banlieue. Cela tombe bien car ils habitent à un quart d’heure de notre loueur de camping-car. Nous profitons donc d’un dîner mexicain concocté par Roberto, les enfants jouent au lego pendant ce temps. Puis nous allons nous coucher.

Le lendemain, nous arrivons à l’ouverture chez le loueur pour rendre le camping-car. Le check-out est bien plus simple que ce que j’imaginais. Tout est en ordre pour eux. Parfait, on va pouvoir régler tout cela rapidement. C’était sans compter sur notre problème CB… Impossible pour eux de recharger notre caution sur notre CB. Après de multiples discussions et échanges avec la maison mère, ils finissent par nous rendre la caution en espèces, 1000$ en cash, à quelques jours de quitter les Etats-Unis, c’est bête… Mais bon au moins c’est réglé et on peut vite filer à l’aéroport car notre vol nous attend !

A suivre…

De Arches jusqu’à la road 66

3 octobre 2021

Depuis Teton Park, nous choisissons une autre route pour descendre dans le sud plutôt que de repasser par Salt Lake City. En termes de rapidité, cela ne change pas grand chose car nous ne roulons pas très vite pour limiter la consommation d’essence. Pour donner un ordre d’idée, on arrive à se maintenir à 22L au 100km au lieu des 30L au 100km annoncés par l’agence !! Et on peut dire que l’on a bien fait. En effet au lieu d’une trois voies sans grand intérêt, on roule sur une très belle route qui serpente entre les montagnes du Wyoming puis dans les paysages plus désertiques des canyons du Colorado. Nous nous arrêtons pour la nuit au sud de Rock Spring sur un spot très isolé au milieu des vaches et en surplomb de la vallée et des formations rocheuses ocres d’un côté et rouge de l’autre, en clair un panorama splendide.

Le lendemain, nous continuons encore pour une journée de route. Nous passons d’abord par les gorges de Flamingo avec leur barrage, leur lac et leurs forêts. Puis nous continuons dans des paysages de nouveau plus désertiques jusqu’à notre spot du soir dans un parc où il est possible de voir des traces de dinosaures. Le spot est prisé il y a pas mal de campeurs. Il faut dire que c’est très sauvage au milieu de rochers offrant un beau terrain de jeux pour les enfants et un beau coucher de soleil. On passe une soirée tranquille pour se remettre de la route et être en forme pour attaquer les parcs demain.

Le lendemain, avant de quitter notre spot, nous partons découvrir le trail des dinosaures. La marche est très courte car les traces sont à seulement quelques centaines de mètres de là : des énormes empreintes de pattes de l’équivalent d’un brachiosaure et celle d’un ancêtre du tyrannosaure avec la marque des 3 griffes bien visible.

Nous rentrons au camping-car puis nous nous rendons à l’entrée du parc Arches en fin de matinée. Mais malheureusement pour nous, ici le covid a plutôt donné envie aux Américains de visiter leur pays… Le site est complet ! Il faut attendre 3 à 5 heures avant qu’il ne rouvre ses portes à d’autres. Qu’à cela ne tienne, nous changeons nos plans et nous dirigeons au parc de Canyonlands qui se trouve à une demi-heure de route plus au nord. Ce dernier est très grand et est organisé en trois parties accessibles chacune par sa propre entrée. Nous allons à celle de « Island of the sky » pour aujourd’hui. Comme d’habitude, nous passons par le centre des visiteurs pour récupérer le plan du parc, des marches et le programme Junior Ranger. Nous commençons par le spot de Mesa Arche. Pour s’y rendre, nous traversons des paysages incroyables. Le Routard indiquait que ce parc était un concentré de ce qu’on pouvait voir dans l’ensemble des parcs de l’ouest américain. On ne peut que confirmer. On traverse un haut plateau de verdure pour ensuite retrouver les canyons creusés dans la terre rouge puis ocre puis blanche sur le niveau de la strate observée. On voit des milliers et des milliers d’années de couches géologiques cumulées. Le panorama est saisissant. Nous arrivons sur le point de vue de Mesa Arche. Il y a du monde, on n’a.vraiment plus l’habitude. On arrive finalement à se garer. Il y a une petite marche de 2km pour aller voir cette formation géologique au bord du canyon. C’est l’érosion, le vent et les pluies, qui crée ces arches. Celle-ci est juste au bord du ravin offrant comme une fenêtre sur le majestueux canyon. Bien-sûr Ludo ne s’approche pas trop mais nous arrivons à faire quelques photos de famille devant. Nous finissons la petite boucle et repartons jusqu’à Grand View Point.

Ici la vue est incroyable sur immense canyon. Nous faisons notre pause déjeuner avant de partir en ballade, enfin seulement les enfants et moi. En effet, on fait le Rim Trail, l’habituel chemin de randonnée qui longe le canyon. Vertiges garantis, du coup Ludo a préféré s’abstenir.

Après une petite heure, nous retrouvons Ludo et repartons pour aller voir Upheaval Dome, une formation étrange, aux couleurs rouges et grises qui serait dû à une météorite ou une éruption de sel, les théories vont bon train. Mais il faut avouer que ce paysage est étonnant et bien différent de ce que l’on a vu du reste du parc.

Nous rentrons juste au moment où la pluie commence à tomber. Nous quittons le parc pour nous trouver un spot sauvage pour la nuit. Nous en avons repéré un offrant un joli panorama sur le parc, parfait pour la nuit.
Le lendemain matin, nous partons tôt dans prendre le petit déjeuner pour aller visiter le parc national de Arches. Cette fois, on veut éviter de se faire refouler. Nous arrivons à l’entrée à 8h du matin et il y a déjà une queue impressionnante. On attend 30 minutes avant de pouvoir enfin rentrer. Décidément ce parc attire du monde. Comme d’habitude nous nous arrêtons rapidement au visitor center pour récupérer le plan du parc, la carte des randos et le programme junior ranger. Et c’est parti. La route monte en lacets la montagne ocre avant de passer de l’autre côté et de découvrir déjà les premières formations de ce parc : des montagnes aux couleurs ocres, érodées par le vent et la pluie, qui se transforment en colonnes de pierre, en arches, ou en moment s comme des copies de bâtiments connus. Ainsi chacune d’entre elles est nommée en fonction de ce qu’elle évoque. Il y a par exemple les 3 commères qui sont 3 colonnes sur lesquelles reposent une pierre ronde comme une tête. Nous nous arrêtons à un des premiers panoramas pour profiter d’un bon petit-déjeuner avec la belle vue. Nous traversons ensuite les dunes pétrifiées. Puis nous arrêtons pour un petit tour de 15 minute autour du « balanced rock », comme son nom l’indique, il s’agit d’un gros rocher en équilibre précaire sur une fine colonne.

Nous rejoignons ensuite le site de plusieurs arches : Windows arches (c’est à dire fenêtre en français), Tutler arche et Double Arch (parce qu’il y en deux imbriquées). On marche 1h30 pour en faire le tour et mitrailler le paysage.

Nous allons ensuite tout au bout du parc. Après une pause déjeuner, nous partons pour une heure de randonnée pour aller voir la « Landscape Arch », une arche gigantesque. Il faut se mettre en option panoramique pour la prendre en photo. Cette ballade offre également de beaux points de vue sur le parc.

Pour finir, nous reprenons la voiture jusqu’à Delicate Arche. Il y a deux points de vue pour l’observer. C’est une arche qui se trouve isolée au milieu d’une montagne aux formes arrondies. Il est possible de faire une randonnée à la journée pour s’en approcher mais nous n’avons pas le temps.
Nous quittons le parc en milieu d’après-midi.

Nous roulons pour rejoindre la deuxième partie du parc Canyonlands qui se trouve à 2h de route au sud, on la nomme « the Needles ». On trouve un spot avant l’entrée du parc au bord d’un étang pour passer la nuit. En arrivant avec le soleil couchant, nous croisons le chemin de quelques biches et un lion des montagnes. Nous passons une nuit bien au calme.

Le lendemain, de nouveau, nous partons très tôt sans petit-déjeuner afin d’arriver avant la foule. Nous nous rendons tout au bout du parc. Cette partie est encore très différente de « Island of the sky ». Ici on parle de formation en champignons avec le pied fait de roche rouge, et le chapeau de roche blanche. De nouveau le canyon s’étend à perte de vue. Nous trouvons une randonnée de 6 kilomètres offrant de très beaux points de vue panoramiques à 360°. Nous sommes tous seuls tout le long de la ballade, c’est agréable de retrouver cette sensation unique d’être seuls au monde face à la nature. Cela faisait longtemps depuis que nous sommes arrivés aux États-Unis car les
parcs ont la côte. Au passage, Louis se fait une petite frayeur en croisant le chemin d’un serpent et pas des moindres : le serpent à sonnettes !!!

De retour au camping-car, nous faisons une petite randonnée plus courte dans un autre coin du parc. Pour le coup, cela tient un peu plus de l’escalade sur la roche arrondie ocre. Les enfants se sentent comme dans un film de la guerre des étoiles et s’en donnent à coeur joie. De retour au camping-car, nous filons voir les ranger pour valider les junior rangers des garçons. Ils prêtent serment et reçoivent leurs badges.

Puis nous filons direction Monument Valley. On nous a conseillé un spot avec la vue sur les quelques montagnes caractéristiques et bien connues de Monument Valley. Nous arrivons pile poil pour profiter du coucher du soleil. Le lendemain, nous continuons notre route. Elle tourne autour de Monument Valley permettant de profiter du site sans y rentrer. Nous avons pas mal de route sans compter la logistique du jour (courses, vidage des eaux usées, remplissage de l’eau, plein….).

Nous arrivons en fin d’après-midi au Lake Powell. Il s’agit d’un lac artificiel qui a été créé suite à la création d’un gigantesque barrage sur la rivière Colorado pour produire l’électricité de la région. C’est devenu un lieu de loisirs nautiques pour les américains. Sur les bons conseils d’une famille, nous nous rendons sur un spot directement sur la plage au bord du lac. Avec le rythme soutenu des derniers jours, on décide de rester tranquille ici deux nuits. Les enfants sont ravis et autant dire qu’on ne les voit pas de la journée le lendemain : de 10h à 18h ils jouent sans discontinuer sur la plage. De notre côté, nous profitons d’une ballade au bord du lac. Le soir, nous nous faisons un petit feu de camp pour prendre l’apéro et pour griller les chamallows.

Le lendemain, nous reprenons la route. Nous nous arrêtons tout d’abord au barrage du lac pour récupérer du réseau pour voir la suite de notre périple et surtout pour appeler notre petite nièce Lilou qui a fêté ses 12 ans la veille mais on ne pouvait du coup pas la contacter hors connexion. Nous allons ensuite au Horseshoe Bend. C’est la rivière Colorado qui à cet endroit précis tortille pour prendre la forme caractéristique d’un fer à cheval. Le panorama est très beau mais très touristique, ça gâche un peu le plaisir mais on est quand même arrivés à faire des photos sans les autres dessus…

Nous rejoignons ensuite le Marble Canyon. Il fait partie du parc national de Glenn comme le Lake Powell. Ici nous choisissons de faire une randonnée au bord de la rivière pour changer un peu des paysages de canyon que nous avons traversés jusqu’à maintenant. Ce coin est assez tranquille côté ballade. Il y a plus de monde sur la rivière en canoë. Le soleil tape assez fort et les enfants vont se rafraîchir dans la rivière Colorado. Ils avaient chaud avant d’y aller mais apparemment l’eau était vraiment très fraîche. Ils ont juste fait un aller/retour puis se sont séchés au soleil tels des lémuriens bras et jambes écartés face au soleil.

Après cette promenade, nous repartons en direction du Grand Canyon où nous passons la nuit dans un spot en pleine forêt juste à 5 minutes du parc. C’est d’ailleurs assez étonnant de voir ces étendues de forêts au sommet de ce gigantesque canyon aride. Avant de nous poser, nous arrivons juste à temps pour le coucher du soleil sur le site, magnifique. Puis nous nous installons sur notre spot paisible en pleine nature.

Le lendemain, nous nous arrêtons au dernier point de vue sur la route avant de rejoindre le visitor center. Comme à notre habitude, nous récupérons carte des randonnées et du parc et le programme junior ranger. Nous nous préparons un pique-nique et partons pour la randonnée du « Rim Trail ». Il s’agit du chemin qui longe le canyon au bord des falaises, à quelques mètres du vide offrant du coup pleins de magnifiques points de vue. Celui du Grand Canyon est aménagé autour du thème de la géologie afin de faire découvrir aux visiteurs les différentes strates géologiques qui composent ce canyon depuis des centaines de millions d’années. Ainsi tout au long du parcours, on découvre des morceaux de roches d’une strate ayant été formé des milliers, puis des centaines de milliers, puis des millions, enfin des centaines de millions d’années auparavant. Malo est d’ailleurs fasciné par toutes ces roches. Ludo, par contre, n’apprécie pas tellement la ballade. Avec cette impression d’être attiré par le vide, il marche au plus loin possible du canyon, transpire de partout et n’en emmène pas large. Au bout 1h30 de marche, nous avons rejoint le Grand Canyon Village. Là se trouvent quelques bâtiments historiques datant des premières découvertes du Grand Canyon. Ils se visitent, il y a surtout des boutiques à l’intérieur. Nous nous éloignons ensuite du village pour déjeuner à l’abri des arbres et du vent.

Ensuite Ludo décide de rentrer avec Louis, il a eu sa dose d’émotions pour la journée. Avec Hugo et Malo, nous partons prendre le Shuttle pour aller tout au bout de ce qu’il est possible de voir du Grand Canyon. Il faut s’armer de patience pour attraper le bus. Avec le covid et toutes les consignes sanitaires, il n’y a pas grand monde qui peut monter à chaque fois… Au bout de 45 minutes et 4 bus, on arrive enfin à embarquer. Vu la complexité du coup avec les shuttles, on décide de ne pas faire tous les arrêts sous peine de devoir patienter à chaque fois pour un autre shuttle. Notre conducteur est bavard et veut faire profiter l’auditoire de ses bons plans. Nous suivons alors son conseil et nous arrêtons à mi-chemin pour découvrir un panorama presque à 360° avec une vue plongeante sur la rivière Colorado qui serpente au fond du canyon. C’est splendide mais il y a un vent à décorner les boeufs et du coup c’est un peu stressant avec cette vue vertigineuse. Nous remontons dans le prochain shuttle pour cette fois s’arrêter tout au bout. La route est très belle jusqu’au dernier point de vue, par contre l’arrêt ne vaut pas vraiment le coup si on n’enchaine pas sur une randonnée derrière. Nous en faisons vite le tour et remontons dard dard dans le bus. C’est parti pour 1h de trajet pour revenir au Grand Canyon Village. De là, nous reprenons encore un autre bus qui nous ramène au parking où nous retrouvons Ludo et Louis.

Ils sont allés faire des emplettes pendant notre absence pour ramener quelques souvenirs : des mini Legos des animaux peuplant les grands parcs américains. Louis en a même acheté avec son argent de poche à ses frères, trop mignon ! Nous quittons le parc jusqu’à un spot en forêt juste à la sortie où nous passons la nuit.

Le lendemain matin, c’est le surprise : il a neigé. Les rangers du parc nous avait alerté mais on ne s’y attendait pas pour autant. Il neige en rafales et cela tient bien. Même si nous sommes prêts du Grand Canyon, nous ne sommes pas rassurés avec le camping car et préférons reprendre la route vers le sud pour laisser rapidement la neige derrière nous. (Petite note à part : nous ne savions pas encore que nous étions équipés de pneus neige…).

Nous rejoignons au bout d’une heure la mythique route 66. Il s’agit de l’ancienne route qui reliait Chicago (Illinois) à Santa Monica (Californie), entre les années 1926 et 1985. Elle traverse trois fuseaux horaires et huit états l’Illinois, le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau Mexique, l’Arizona et la Californie. Cette route a été déclassée au profit des autoroutes en 1985 obligeant de nombreux cafés, motels de bord de route de fermer, parfois même des villages entiers. Ainsi aujourd’hui, on y découvre de vieilles boutiques ou stations essence rénovés, des souvenirs de l’époque, et on traverse aussi des villes fantômes. Nous la suivons de Seligman jusqu’à Kingman. Nous nous y arrêtons déjeuner dans un « diner » typique (ou restaurant routier) pour déguster d’excellents hamburgers. Malo lui se fait le plaisir d’un plat qui regroupe tout ce qu’il aime : un hot-dog avec ketchup et pâtes à l’intérieur accompagné de frites…

Nous roulons ensuite le reste de l’après-midi sur l’autoroute en direction de Los Angeles. Nous trouvons un très joli spot pour la nuit pas trop éloigné de notre route tout en l’étant assez pour être isolés du bruit et perdus en pleine nature dans un paysage presque lunaire.

Le lendemain, nous sommes repartis pour une journée de route afin de rallier la côte en fin de journée. Comme il est difficile de se garer en ville, nous choisissons un spot dans l’arrière-pays à une quarantaine de km de LA. On quitte l’autoroute et commençons à nous enfoncer dans la montagne. Plus on avance et plus la route devient sinueuse et vertigineuse. Nous montons à plus de 2500m. Après une bonne heure à monter, descendre, tourner dans la montagne, nous arrivons au campsite que nous avions repéré. Le site est aménagé dans une forêt. Nous apercevons un coyote et un lapin en cherchant notre emplacement. Il y a très peu de campeurs, nous nous trouvons un coin paisible pour se poser. Les enfants partent à la recherche de pommes de pin géantes pendant que nous profitons d’un magnifique coucher de soleil. Le soir, Ludo nous fait des pizzas, une spécialité de notre tour du monde en général cuite à la poêle mais cette fois on profite d’avoir un four pour les réchauffer. On profite d’une petite soirée film en famille avant de partir à la découverte de la côte Pacifique.

A suivre…

Yellowstone et Teton Park

27 septembre 2021

Nous avons deux jours de route pour rejoindre Yellowstone. Nous nous arrêtons juste au nord de Salt Lake City pour passer la nuit après le premier jour de route. Nous nous trouvons un super spot en surplomb d’un étang avec coucher de soleil en prime. Nous prenons l’apéro devant ce beau spectacle mais ne perdons pas de temps pour rentrer dès que la nuit commence car les moustiques ici sont voraces ! Le lendemain, nous arrivons à l’entrée ouest de Yellowstone juste à 17h. Il est malheureusement trop tard pour récupérer les infos auprès du visitor center. Alors après avoir fait le plein, les vidanges et cie, on se pose en camping sauvage en pleine forêt à une dizaine de minutes de l’entrée du parc.

Le lendemain, nous arrivons à l’ouverture du visitor center à 8h pour récupérer la carte du parc, les infos de randonnées et le traditionnel programme des junior ranger. Pour une fois celui-ci est payant car les badges sont en fait de très jolis écussons brodés à l’effigie des geysers, de l’ours ou du bison selon âge de l’enfant. Ça y est nous sommes prêts pour découvrir Yellowstone. Nous rentrons dans le parc par l’entrée ouest. Il y a 45 minutes de route avant de rejoindre les premiers spots. La route est déjà magnifique. Elle longe la rivière et les forêts de pins et serpente entre les montagnes. Nous faisons quelques arrêts photos sur la rivière.

Nous arrivons à une première source d’eau chaude. Il s’agit d’une sorte de petit étang fumant dégageant sa vapeur dans le ciel. On aperçoit de l’autre côté de la rive notre premier bison. Il y a un ponton en bois pour se promener autour de cette réserve afin de protéger les sols et l’écosystème mais aussi afin d’assurer la sécurité des marcheurs qui pourraient se brûler, la croûte en surface n’étant pas forcément très épaisse ni très solide…

Nous continuons notre route jusqu’aux cascades de Gibbon. Et on découvre que nous sommes loin d’être tout seul dans ce parc, il est d’ailleurs difficile de stationner le camping-car. Pour une fois, les américains ne sont pas très respectueux des règles et quand il y a trop de monde, certains garent leurs voitures sur les emplacements dédiés aux bus et camping-car… L’aire de cette cascade permet un joli panorama sur les chutes et la rivière qui se faufile dans le canyon. Nous y restons une vingtaine de minutes le temps de profiter et faire quelques photos.

Nous repartons ensuite jusqu’au site de Artist Paintpots. Depuis le parking, nous devons marcher un petit kilomètres entre les pins avant de découvrir ce site ouvert telle une clairière où plus un arbre ne pousse. Il y a pleins de petites piscines d’eau chaude, des fois de boue (l’argile se liquéfie), de différentes couleurs qui vaut la comparaison du site (et donc son nom) avec les pots de peinture d’un artiste : du blanc, du vert, du rouge, du bleu… Ces couleurs sont dues à la température de l’eau qui n’est pas la même et dans laquelle vivent du coup différentes bactéries. Le site est une nouvelle fois aménagé avec des pontons qui parcourent l’ensemble du site à la fois proche des sources à observer et à la fois permettant un peu de prise de hauteur afin de voir le panorama dans son ensemble.
Nous sommes déjà conquis par ce parc en seulement quelques heures.

Nous continuons notre route sur la partie Nord Ouest du parc pour rejoindre le Norris Geyser Basin. Il s’agit d’un gigantesque bassin où se trouve de multiples geysers de différentes tailles, types, couleurs, formes… Certains bouillonnent, d’autres s’écoulent en petites rivières, d’autres fument… Selon les bactéries, l’acidité, la température, les couleurs changent du blanc laiteux, au jaune brillant, à l’ocre, au bleu et au vert. Et autour de cet énorme bassin où aucune végétation ne peut vivre se trouvent les forêts de pin. Il y a un énorme contraste entre cet espace désertique blanc en majorité et le vert des forêts et le bleu du ciel. Le spectacle est grandiose. Nous marchons près de 5 km sur les pontons de bois à travers ce paysage incroyable. De retour au camping-car, nous prenons notre pause déjeuner.

Nous repartons ensuite pour le site le plus au nord Mamott Hot Springs. Sur le chemin, nous nous arrêtons au point de vue de la « roaring mountain », une montagne fumante par de multiples trous sur son flan. Puis nous arrivons à Mamott. Les wapitis ont envahi les rues de ce petit village, libres comme tout un chacun, imperturbables à brouter l’herbe des jardins. Nous les observons quelques temps puis nous partons pour une ballade de deux heures dans l’arrière pays de Mamott afin de trouver un peu de répit loin des autres touristes.

Nous avons choisi la boucle des étangs des castors. La promenade grimpe rapidement sur les hauteurs de Mamott avant de s’enfoncer dans la forêt. À mi-chemin, nous arrivons aux fameux étangs des castors mais malheureusement nous ne verrons que les canards. Pour autant, la ballade est bucolique et cela nous fait le plus grand bien. Nous terminons la boucle en croisant des biches peu farouches et quelques empreintes d’ours. Nous arrivons sur Mamott par les terrasses pour rejoindre notre parking.

Il commence à faire tard, nous prenons la route vers la sortie nord du parc pour nous trouver un spot pour la nuit pas trop éloigné de Yellowstone. Avec les dernières lueurs du jour, c’est le meilleur moment pour observer la nature et la faune. Sur notre chemin, nous croisons pleins de troupeaux de wapitis. Il y en a notamment qui nous fait bien rire, il n’arrête pas de sauter en l’air, un côté un peu fou fou, tel un animal de dessin animé. Nous galérons à trouver un spot pas trop éloigné et gratuit et finissons par nous poser dans le noir sur un parking près d’une rivière.

Le lendemain matin, nous partons très tôt car c’est la meilleure heure pour observer les animaux. Des l’entrée du parc, nous tombons sur une antilope des Amériques appelée  « sponghorn ». Puis nous recroisons de nombreux wapitis toujours présents en nombre dans Mamott. Nous prenons alors la route vers l’est, nous avons lu sur des blogs de voyageurs que l’on pouvait voir pas mal de faune. Il nous faut pas attendre bien longtemps. Après un quart d’heure de route, nous croisons une voiture qui nous alerte avec ses phares. Une centaine de mètres plus loin, un troupeau de bisons encore recouverts d’une fine couche de givre traversent la route. Quel animal imposant ! C’est magique de les voir avec leurs petits aux premières lueurs du jour encore gelés de la nuit passée. Nous restons un long moment à les observer et les photographier sous tous les angles. Nous continuons ensuite un peu plus à l’est jusqu’à traverser les grands plaines d’herbe jaune encore dorées par le soleil levant. Nous nous trouvons un joli spot pour nous poser, prendre notre petit déjeuner et enchaîner avec une petite promenade digestive aménagée à travers les forêts de « Lone pine », des pins très allongés et droits typiques de cette région. On trouve ici des explications sur l’écosystème et l’importance des feux de forets pour l’équilibre de ce dernier. Les rangers experts sur la gestion des incendies peuvent ainsi laisser brûler certains feux de forêt pour la santé du parc. En effet, le feu permet d’éclaircir les forêts afin que la lumière du soleil pénètre de nouveau le sol et apporte les nutriments nécessaires à la repousse des plantes. Les animaux se sont adaptés de par leur comportement notamment à la vie dans ses forêts pouvant brûler à tout moment.

Après cette ballade instructive, nous retournons à Mamott Hot Spring pour visiter les sources chaudes en terrasses. Nous nous garons au pied de ces dernières et démarrons l’ascension. Les sources ici se sont écoulées en cascades formant ainsi des petits bassins en escalier. Le chemin permet de les observer de différents angles jusqu’au promontoire qui les surplombe. Nous nous baladons pendant près d’une heure dans ce lieu.

Nous reprenons la même route que la veille pour retrouver un autre chemin ouvert qui nous permette de nous rendre au grand canyon de Yellowstone. Sur la route, nous croisons le chemin d’un coyote qui chassE dans une grande prairie jaune paille. Nous nous rendons sur un premier spot qui permet d’aller au plus près du torrent et des cascades qui plongent dans le canyon. Le chemin descend sur plusieurs centaines de mètres jusqu’au balcon qui surplombe la grande cascade. De là, la vue est juste incroyable sur le canyon. Le canyon est impressionnant par sa profondeur, ses falaises à pic, sa couleur doré. Nous n’en croyons pas nos yeux tellement c’est beau et différent encore de ce qu’on a vu pour le moment dans ce parc. Nous nous rendons ensuite sur deux autres points de vue pour découvrir le canyon sous d’autres angles encore. Nous reprenons la route ensuite vers le sud. Nous nous trouvons un spot près de la rivière pour le déjeuner. Les enfants en profitent pour traquer les empreintes d’animaux en attendant que le repas soit prêt, de vrais petits junior rangers.

Nous continuons notre route vers le sud traversant la célèbre vallée de Hayden. C’est ici que l’on peut voir les animaux et en effet nous rencontrons de nouveau de nombreux bisons, wapitis et même un coyote. Nous nous arrêtons sur le site de Volcano et Sulphur Caldron. Il s’agit de sources chaudes de boue (argile liquéfié) qui bouillonnent. Certaines de ces sources se trouvent cachées dans des cavernes ne laissant paraître que les fumerolles faisant croire à l’antre d’un dragon…

Nous nous promenons une petite heure dans cet environnement puis continuons notre route vers le sud jusqu’au grand lac de Yellowstone. Ici tout est beaucoup plus paisible. Il n’y a pas d’activités géothermiques, seulement un lac d’un bleu intense à perte de vue entouré de forêts de pins. Nous faisons une petite pause le temps que les enfants se dégourdissent les jambes sur la plage. Puis nous rebroussons chemin jusqu’au camping que nous avons réservé sur le côté ouest du parc. Le jour commence à se coucher alors comme tout le monde nous espérons voir des animaux et en particulier l’ours brun ou le grizzli. Nous nous arrêtons même à un point de vue où nombre de touristes sont présents à attendre avec leurs énormes objectifs que l’animal pointe son nez à l’orée de la forêt. Nous patientons une demi-heure puis abandonnons et décidons de rentrer pour pouvoir nous installer avant la nuit dans le camping. C’est chose faite. On se couche tôt fatigués par cette magnifique journée bien remplie.

Le lendemain, nous prenons notre temps car nous devons gérer la logistique du camping car (vidage et remplissage). Une fois prêt, nous nous dirigeons sur la partie sud-ouest du parc cette fois-ci. Notre premier arrêt est à Fountain Paint Pot, une nouvelle référence aux pots de peinture et pour autant ce paysage est encore très différent de ce qu’on a pu voir les jours précédents. Certaines des sources ici crachent de l’eau et de la vapeur par intermittence à des hauteurs qui commencent à être impressionnantes.

Nous allons ensuite au Midway Geyser Basin, là où se trouve la plus grande source d’eau chaude du monde. C’est la fameuse photo de Yellowstone que l’on retrouve dans tous les guides : une gigantesque étendue d’eau aux dégradés de couleurs du bleu turquoise, au jaune, rouge puis vert. Il y a d’autres bassins autour tout aussi impressionnants. Nous prenons un petit chemin de randonnée pour prendre de la hauteur sur ce site et admirer la source et ses couleurs depuis le promontoire.

Après toutes ces merveilles, on prend le temps de déjeuner puis nous filons du côté du Upper Geyser Basin. Ce bassin concentre à lui seul 25% des geysers de la planète (l’ensemble du parc Yellowstone représente 60% des geysers du monde). C’est aussi ici qu’on retrouve le célèbre « Old Faithful », le plus haut geyser du parc crachant eau et vapeur à plus d’une trentaine de mètres. C’est aussi un des quelques geysers prédictibles du parc, il crache en effet toutes les heures. Nous arrivons pile poil pour le spectacle. Il y a du monde qui attend pour le voir. Après 15 minutes d’attente, c’est parti ! Il crache pendant 4 minutes. Les enfants sont captivés. Ensuite nous en profitons pour faire un petit tour sur le bassin autour des multiples sources aux diverses formes, tailles et couleurs. C’est toujours aussi beau, on ne s’en lasse pas.