Le désert du Namib

1er février 2021

Nous entrons dans le désert du Namib. Nous sommes sur les pistes mais pour l’instant c’est facile et bien entretenu. Les paysages changent au fil des kilomètres, nous en prenons pleins les yeux, du marron au rouge et le vert de la prairie qui mange petit à petit les dunes de sables dorées puis ocres. Nous voyons encore quelques animaux au passage : des autruches (j’avoue il y en a beaucoup en Namibie), des springboks et des oryx.

Nous sortons de la piste pour prendre une petite « piste » privée pour rejoindre un ranch perdu à 20 min de la piste principale. Encore une fois, nous voilà bluffés par le paysage, nous nous croyons en Mongolie avec les montagnes au loin et de vastes prairies vertes et blanches soufflées par le vent. Nous passons à quelques mètres d’un troupeau d’autruches avant d’arriver à notre camping.

Le camping est encore différent des paysages traversés. Nous sommes près des montagnes, les emplacements sont logés entre des monticules de roches. Les enfants s’en donnent à cœur joie pour grimper de partout. Nous sommes seuls dans ce magnifique site, que du bonheur !

Nous achetons de la viande au ranch : oryx et springbok au braai pour ce soir. Le braai est le terme namibien pour le barbecue. Et en dessert, nous grillons des chamallows. En clair on est refait ! Le lendemain, nous prenons notre temps pour bien profiter du spot : escalade des rochers, jeu en famille…

Nous reprenons la piste pour rejoindre une autre réserve privée. Nous allons enfin comprendre ce que nous avait raconté notre loueur de 4×4. La piste n’est pas dans le même état que toutes celles que nous avons prises jusqu’à maintenant. Fini les routes de gravier lisses ou au pire de tole ondulée ! Bienvenue les vrais lits de rivière asséchés pleins de cailloux et de trous… Donc là forcement on se met en mode 4×4. Premier lit de rivière, je l’ai passé, j’ai fait sauter tout le monde dans la voiture mais ouf c’est bon ! J’ai moins de chance avec le deuxième ! Les inondations ont creusé un bon trou et tous les cailloux bien saillants sont répartis sur le chemin. Hugo et Ludo sortent de la voiture pour aviser du meilleur endroit où passer. Go j’y vais ! Yes c’est passé ! ah bah oui mais pas sans heurts… pschittttttt ! et celui-là je peux vous dire qu’on l’entend bien, en 1 minute on est à plat. C’est parti pour changer la roue en plein cagnard à 13h ! Ludo se débrouille comme un chef en 15 min c’est plié. Par contre, il ne nous reste plus qu’une roue de secours et pour le coup ça ne nous rassure pas vu l’état de la route…

Nous reprenons la route lentement de peur d’avoir d’autres misères. Nous retrouvons au bout de quelques kilomètres la piste principale mieux entretenue. Nous cherchons un coin pour déjeuner à l’ombre. Comme d’habitude, il n’y a pas beaucoup d’arbre sur le bord des routes. Mais il se trouve qu’un « gros » nuage cache le soleil et une bonne partie de la route se trouve à l’ombre. Du coup, je propose à Ludo d’en profiter pour déjeuner. Ma bonne idée a duré 5 minutes top chrono, le « gros » nuage était pas si gros que ça et nous voilà à nouveau en plein soleil. On en rigole encore bien aujourd’hui de cette idée de génie 🙂

Nous arrivons en milieu de l’après-midi à la Namib Rand Reserve, cette réserve privée où nous avons repéré un super campsite. Une piste privée part vers un désert de dunes rouges parsemé de prairies vertes et jaunes, un plaisir pour les yeux. Nous avons du mal à trouver la personne qui s’occupe du campsite, après une petite heure de recherche, c’est bon nous pouvons nous installer sur l’emplacement, Andrew le gérant viendra nous voir à son retour en début de soirée.

Nous partons faire une promenade dans les dunes pour cette fin de journée.

Andrews nous retrouve au campement. Ce namibien est très sympathique. Il nous explique pleins de choses sur la Namibie, sur le désert. Concernant l’endroit où nous passons la nuit, il nous explique qu’en dehors de la saison des pluies il n’y a que le sable ocre des dunes et rien d’autres alors que nous voyons des prairies vertes et jaunes à perte de vue. Il nous explique qu’il suffit d’un peu de pluie pour que le désert se verdisse d’un seul coup. La plante en question est une fleur jaune qui sème ses graines dans le sable. Les graines résistent à des températures extrêmes jusqu’à 52°C et dès qu’elles reçoivent un peu d’eau, hop la fleur repousse !

On regarde également avec lui notre circuit. Il est plein de bons conseils et nous recommande de faire les chutes Victoria en Zambie et le delta d’Okavango au Botswana… Nous verrons le moment venu en fonction du Covid et de l’ouverture des frontières terrestres.

Par contre, il nous assomme sur le prix, étant dans une réserve privée plutôt préservée. On ne regrette pas, le jeu en vaut la chandelle. Le lendemain matin, nous partons faire le tour de la réserve avec notre 4×4. Ce sera notre première expérience de conduite dans les dunes, cela nous rassure sur la faisabilité 🙂

Nous prenons un bon petit-déjeuner copieux avant de repartir…

Nous continuons toujours dans le désert du Namib. Nous traversons encore quelques portions de pistes compliquées où la route a été emportée par les inondations. Nous profitons toujours de la beauté de ces paysages désertiques. Nous quittons les dunes rouges pour repartir dans un désert rocheux, puis on retrouve les prairies… On croise le chemin de zèbres des montagnes. Ils sont magnifiques avec leur rayures noires ombragées d’une couleur marron.

Avant d’arriver à Sesriem, notre point de chute pour la nuit, nous traversons une route traversée par une rivière asséchée. Cela fait une croute craquelée, on a l’impression de marcher sur des chips.

Nous arrivons au camping de Sesriem à deux pas du célèbre site de Sossusvlei. Nous nous installons, déjeunons et profitons d’un après-midi tranquille au bord de la piscine. Et accessoirement on se remet à jour niveau connexion wifi car cela fait 2 jours 1/2 que nous n’avons plus rien, nos parents s’inquiètent.

Le lendemain matin, on ne traine pas. On se lève très tôt pour pouvoir profiter du site de Sossusvlei sans trop subir la chaleur. Le site se trouve à 60km de Sesriem. Sossusvlei est un désert de sel et de sable. Il consiste en un oued pénétrant depuis Sesriem sur une soixantaine de kilomètres d’est en ouest dans la zone des dunes du désert.

L’entrée de la réserve se fait donc directement à Sesriem, ensuite on retrouve une route goudronnée ? Et oui bizarre car tous les chemins qui mènent à Sesriem sont des pistes. Mais pour aller dans ce lieu si touristique, ils ont mis les moyens 🙂

Nous nous arrêtons à mi-chemin à la dune 45, une des dunes que nous pouvons escalader. La température à 8h du matin est encore fraiche. Un pan de la dune est resté à l’ombre, du coup le sable n’est pas chaud pour les pieds. Du coup, les enfants se font bien plaisir, ils reviennent recouverts de sable rouge.

Retour tous ensablés dans la voiture pour rejoindre Sossusvlei ! La route s’arrête à 60km de Sesriem. Il faut passer en mode 4×4, dégonfler ses pneus à 1,6 bars et c’est parti pour rouler dans le sable. Nous nous rendons d’abord à Deadvlei. Nous prenons notre petit-déjeuner encore à la fraiche à l’ombre d’un arbre.

Puis nous partons à la découverte de ce premier site. « Deadvlei » signifie « marais mort ». Ce site est entouré des dunes les plus élevées du monde, dont la plus haute, surnommée « Big Daddy ». Elle culmine entre 300 et 400 mètres. Cette cuvette s’est formée lorsque des inondations y ont détourné une rivière, créant alors un marais permettant à des acacias du désert d’y pousser. Par la suite, des dunes ont entouré la zone et bloqué l’arrivée d’eau, entraînant la mort des arbres par manque d’eau. Ce sont ces arbres qui font la célébrité des photos de Deadvlei.

Seulement Ludo et Hugo auront le courage de monter une première partie de la dune Big Daddy sous le soleil de 11h…

Nous reprenons les routes de sable direction Sossusvlei. Oh surprise quand nous arrivons, il y a encore de l’eau, ce qui est rare semble-t-il. Nous prenons un petit encas à l’ombre d’un arbre avant de faire une ballade aux alentours.

Nous repartons au camping de la veille. Nous achetons une spécialité du coin : un friand à la viande de springbok parfumé aux épices. Nous en profitons pour faire réparer notre pneu crevé. En 20 min, l’affaire est réglée. Nous avons de nouveau 2 roues de secours et pour la modique somme de 6 euros !

Nous passons le reste de la journée au bord de la piscine. Le soir, Ludo nous prépare un braai et nous regardons un « C’est pas sorcier » sur le thème du désert.

Le lendemain, nous avons prévu de rejoindre la côte. Nous traversons donc le désert du Namib d’est en ouest. Nous roulons sur des plateaux désertiques de roches et de cailloux. Nous somme surpris par le passage de 2 très beaux canyons.

Plus nous nous rapprochons de la côté et plus le désert de cailloux devient un désert de sable et plus les couleurs s’éclaircissent. Nous voyons de nombreux mirages. Par contre, pas une ombre de la journée, le déjeuner se fera encore à l’abri d’un petit emplacement sur une aire de « piste ».

Nous arrivons sur la côté dans l’après-midi à Longbeach où nous attend un joli petit pied à terre pour quelques jours.

A suivre dans un prochain article…

Un avis sur « Le désert du Namib »

  1. À voir toutes photos plus belles les unes que les autres c’est une destination haute en couleur avec une géologie atypique. Ce côté désertique à des kilomètres est à la fois impressionnant mais aussi envoûtant et invite à la découverte. Mais bonjour la chaleur 🥵

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