Sur la route des volcans

25 mai 2021

Nous arrivons en fin de journée sur Baños. Le temps de poser nos affaires à l’auberge, nous filons visiter le centre-ville et voir si nous pouvons dîner une fondue aux fromages !! On en salive déjà. Il y a deux restaurants qui la préparent, un suisse mais inabordable, et un autre plus raisonnable. Malheureusement ce dernier semble définitivement fermé à cause de la pandémie. Tanpis pour nous, on garde l’idée en tête quand nous serons de passage à Quito. On se rabat du coup sur un restaurant mexicain, oui j’avoue on se lasse un peu de la cuisine équatorienne…

Le lendemain matin, c’est parti pour la route des cascades. Nous avons réservé une excursion avec l’auberge pour s’y rendre. On monte dans un bus type chiva, très coloré avec la musique d’ambiance et les commentaires au micro, très touriste. Il faut savoir que l’autre moyen de faire les cascades est de louer des vélos, mais vu qu’il faut rouler en partie sur la route, ça nous semblait pas hyper sûr avec les enfants. Qu’à cela ne tienne, on le fera comme de bons touristes avec la Chiva. La route surplombe le Rio et petit à petit on commence à apercevoir une, deux, trois… bref des cascades il y en a une multitude, des plus petites aux plus impressionnantes. C’est aussi le coin des sports extrêmes, nous avons donc le droit à un premier stop pour faire de la tyrolienne ou traverser un pont suspendu. Trop cher pour nous, on passe notre chemin. Le stop suivant il faut monter dans une sorte de cabine brinquebalante tout en acier qui s’élance à toute vitesse vers la cascade d’en face. Ludo préfère rester les 2 pieds sur terre et nous regarder. Nous apprécions cette petite aventure tous les 4 du coup. Enfin notre dernier stop nous amène à la cascade du diable, une cascade d’une puissance incroyable. Pour la rejoindre, il faut descendre un petit chemin pendant 40 minutes. Puis ensuite, des escaliers permettent de l’approcher petit à petit. Ludo, pensant que le chemin continuait derrière la cascade, se fait littéralement trempé jusqu’aux os. On en rigole bien !

Le lendemain matin, nous avons le droit à un grand beau soleil. Alors nous décidons de nous rendre sur les hauteurs de Baños plutôt que de tester les thermes. Nous prenons le taxi en direction de la Casa del Arbol : la maison de l’arbre littéralement. Il s’agit d’un très joli petit jardin qui domine la ville et offre également la vue sur le volcan actif de Tungurahua. Ils mettent à disposition des visiteurs des balançoires à vous donner le vertige car il faut risquer s’élancer dans le vide, effet « froid au zizi » garanti comme dirait Malo ! Nous passons une heure à profiter du paysage, des balançoires, des tyroliennes. Puis nous retrouvons notre taxi qui nous dépose un peu plus bas sur un mirador. De là, nous rejoignons la ville à pied en 1/4 d’heure à pied. Nous profitons de la cuisine de l’auberge pour se préparer notre déjeuner sur place avant de reprendre un bus en direction de Latacunga.

Nous arrivons en fin de journée chez Marco. Notre hôte est adorable et n’est pas avare de conseils. Le rendez-vous est pris le lendemain matin pour qu’il nous amène au terminal de bus pour notre premier trek en famille ! Nous profitons en cette fin de journée de la splendide vue sur le Cotopaxi depuis la fenêtre de notre chambre.

Le lendemain matin, nous prenons le premier bus à 8h pour rejoindre notre point de départ le village de Sigchos, situé à 2 heures de route. Il fait encore très beau, et la route sinueuse à travers les paysages andins nous en met pleins les yeux. Une fois à Sigchos, nous avalons notre petit déjeuner et puis démarrons notre randonnée. Nous devons rejoindre en fin de journée le village de Insinlivi où se trouve notre auberge Le llullu llama.
Nous démarrons à 2900m d’altitude. J’ai déjà un peu de mal, les migraines commencent à apparaitre. Le chemin nous fait traverser le village puis redescendre dans la vallée le long de la rivière. A mi-chemin, nous nous posons pour le pique nique au milieu des vaches tranquilles qui broutent au bord de l’eau et que ne sont pas gênées le moins du monde par notre présence. Il est temps d’attaquer la rude montée, 300 mètres, bien pentue à travers champs. Nous avons quand même un bon rythme : nous arrivons à notre auberge après 12km et 500m de dénivelé vers les 15h30.
Nous sommes bluffés par le luxe de l’hotel, le plus beau que l’on est fait de tout notre tour du monde. Nous avons un poêle dans la chambre, les pièces de vie sont très cocooning et en plus il y a pleins de jeux de société pour occuper les enfants.
Enfin avant de mettre les pieds sous la table pour le dîner, nous réservons le jacuzzi rien que pour nous avec cocktails en prime pour les adultes. Seul hic, je me suis trompée de sac en partant le matin… Du coup on se trimballait tous les vêtements de Ludo pour rien et à la place des maillots de bain… grrrr… Bon en voyage, on trouve toujours un système D 🙂 je vous épargne les détails mais on s’en est bien tirés et on a profité du jacuzzi !

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner, il est temps de reprendre la route. Nous montons tout d’abord au point de vue du village puis nous Redescendons vers le chemin qui mène à notre prochaine étape Chungchilan.
Nous partons de 2900m d’altitude, redescendons une fois de plus au fond de la vallée le long de la rivière. Nous galérons d’ailleurs un peu sur une portion du chemin qui est un ruisseau boueux à lui tout seul.
Comme la veille, c’est avant d’attaquer le dénivelé positif que nous faisons notre pause déjeuner pour recharger les batteries. Attention la remontée est encore plus raide que la veille ! C’est limite il ne faudrait pas des cordes pour grimper. Mais les enfants y arrivent très facilement. Ils sont occupés par leurs histoires qu’ils s’inventent tout au long de la marche et ne se rendent du coup même pas compte de la difficulté de la grimpe.
Après 13km et 640m de dénivelé positif, nous voilà arrivés à notre auberge le Black Sheep Inn. Une fois encore, on est charmés par le style des chambres et parties communes. Nous avons encore un poêle dans notre chambre. Il y a également un jacuzzi et un sauna, et aussi des gateaux et du thé chaud à volonté. Et ca tombe d’autant mieux qu’aujourd’hui est un jour particulier. Ludo fête ses 41 ans. Et comme pour mes 40 ans, nous sommes en randos et dormons près d’un poêle à bois. On va en faire une tradition 🙂

Le lendemain matin, nous déjeunons des pancakes car c’est dimanche, c’est la règle de l’auberge ! Trop bien ! On peut dire qu’on a bien rechargé les batteries pour attaquer la journée la plus difficile de ce trek. Notre hôte nous confie également des sacs de pique-nique pour le déjeuner. C’est parfait on peut y aller !

Il nous faut un peu de temps pour sortir du village et entamer la descente à travers champs, au milieu des très hautes herbes, jusqu’à la rivière. Une fois la rivière traversée, nous montons à flan de montagne pendant 500m pas toujours rassurés pour nos enfants, notre vertige décuplant quand on les a avec nous ! Nous arrivons sans encombres et assez vite en haut de cette première montagne.
Nous commençons à apercevoir au loin le sommet de la lagune de Quilotoa, le graal de ce trek. A midi, nous arrivons à son sommet après une longue montée pas très pentue donc très lente pour finir les 500 derniers mètres de grimpette. Là-haut le spectacle est saisissant et le froid aussi : il souffle un vent du diable. On essaie de se mettre à l’abri pour déjeuner. Vu le froid, on se dépêche pour ne pas glacer sur place. On décide ensuite de prendre le chemin à l’intérieur de la lagune qui nous parait moins vertigineux que les deux autres.
Finalement au bout de quelques centaines de mètres, on se rend compte que c’est pas si facile que cela. Ludo et moi stressons beaucoup pour nous et les enfants. Louis prend beaucoup sur lui et nous épate. Rien à voir avec le Louis d’avant le tour du monde qui se paralysait facilement sur une randonnée en montagne. A certains endroits nous décidons même de quitter le chemin pour s’éloigner de la falaise abrupte et traverser au milieu des broussailles dans des lieux plus surs.
Finalement nous retrouvons le chemin sur la fin et remontons en haut de la lagune là où se trouve le village de Quilotoa. Pendant deux heures, nous avons pu profiter de la lagune sous des angles différents, c’est magique. Au final, nous aurons parcouru 14 km et plus de 1200m de dénivelé positif sur cette dernière journée. Nous ne trainons pas trop à Quilotoa, fatigués de ces 3 jours avec un total de 39km et plus de 2000m de dénivelé positif, nous récupérons le bus rapidement pour rentrer à notre auberge de Latacunga. Nous choisissons de préparer notre dîner à l’hotel afin de pouvoir vite se coucher et bien récupérer.

Le lendemain matin, nous apprenons qu’il n’est pas possible de visiter le Cotopaxi les lundis. Nous hésitons un moment mais choisissons de se rapprocher du parc du volcan pour la nuit et aviser là-bas si le temps est clément pour y aller.
Nous arrivons en début d’après-midi après une petite heure de bus dans l’auberge de Cuscungo au pied du volcan et au milieu de la campagne. L’auberge a un grand jardin, les enfants sont ravis et passent le restant de l’après-midi à jouer dehors.
De notre côté, nous profitons de l’agréable feu de cheminée à l’intérieur au salon. On se sent un peu comme à la maison. Puis vers 18h, les enfants nous appellent pour jeter un oeil sur le soleil couchant. Le ciel se pare de couleurs orangées et roses, c’est juste magnifique, avec la silhouette des volcans qui se découpe dans ce ciel très coloré. Le soir, notre dîner est servi : une excellente cuisine familiale qui nous réchauffe bien !

Le lendemain matin, nous nous réveillons sous la brume. Arghh ça semble compromis pour le volcan. Nous nous installons au petit-déjeuner et notre hôte nous montre les caméras de surveillance du parc.
Et oh magie ! Le volcan est bien découvert, mais au dessus de 4000m. C’est décidé, on prend un guide et on file au parc du Cotopaxi. Nous lui demandons de changer l’ordre des stops au parc pour rejoindre tout de suite le Cotopaxi, on ne veut pas risquer que la brume remonte et qu’on ne le voit plus. Notre guide nous monte jusqu’à 4500m de hauteur. Là c’est à nous de terminer l’ascension jusqu’au refuge à 4900m. Les enfants peinent un peu, surtout Louis qui a toujours quelques symptômes du mal des montagnes. Mais avec de la persévérance, tout le monde arrive au refuge, pas peu fiers de dépasser le Mont-Blanc et cette fois-ci tous les 5 ensemble ! Comme Ludo se sent en bonne forme et regrette de ne pas être monté plus haut au Chimborazo, il tient sa vengeance et décide de grimper à 5100m pour aller toucher la neige du glacier. Pendant ce temps, les enfants se réchauffent dans le refuge et moi je profite du panorama exceptionnel sur le parc pour méditer à 4900m 🙂
Au bout d’une heure qui nous parait interminable, Ludo nous revient enfin tout fier de lui. Nous nous achetons quelques sandwichs au refuge pour pouvoir recharger les batteries de nos petits voraces puis nous entamons la redescente pour retrouver notre guide.
Ensuite, elle nous amène à une lagune, paisible avec vue sur des volcans de part et d’autres mais la brume est bien remontée depuis. L’endroit a tout de même beaucoup de charme. Puis nous terminons notre visite par le centre d’interprétation qui explique l’origine des volcans équatoriens. Nous rentrons à l’auberge en tout début d’après-midi.

Nous enchainons dans l’après-midi avec le bus pour quitter la route des volcans et visiter la région au nord de Quito.

A suivre…

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