La Paz, capitale la plus haute du monde

7 août 2021

Nous arrivons en fin de journée à notre hôtel où nous retrouvons nos amis les 6 en sac qui ont eu la gentillesse de nous attendre afin que nos chemins se recroisent une dernière fois dans nos tours du monde respectifs. Tout le monde est bien content de se retrouver petits et grands. Le soir, c’est soirée pizzas pour discuter des jours passés depuis notre dernière fois à Cusco.

Le lendemain, nous sommes tous un peu fatigués alors on s’octroie une journée plus tranquille. Comme nous sommes dimanche, nous décidons de prendre le téléphérique pour nous rendre au grand marché du week-end à El Alto. Cette ville est collée à La Paz mais sur les hauteurs à 4000m d’altitude. C’est à la fois superbe et tranquille de traverser la capitale en téléphérique. Le panorama sur La Paz est juste incroyable avec la cordillère des Andes autour et ses sommets enneigés à plus de 6000m comme le Huyana Potosi.

Quand nous approchons de l’arrêt pour se rendre au marché, nous sommes ébahis par l’ampleur que prennent les étals des marchands sur des kilomètres alentours. Il ne va pas falloir perdre notre tribu des 7 enfants, une vraie colonie de vacances à gérer… Ici en Amérique latine, les marchés sont organisés comme les rues commerçantes : un couloir/une rue est dédiée à un thème : le bricolage, les chaussures, les textiles… La concurrence se joue dans la proximité. Nous en profitons pour se remettre d’aplomb sur les casquettes, chaussettes et même chaussures car Hugo a tué sa dernière paire en un mois (les deux gros doigts de pied à l’air je vous laisse imaginer les dégâts).

Puis nous reprenons un autre téléphérique pour revenir en centre-ville. La Paz a en fait le plus long et le plus haut réseau de téléphérique du monde. Nous en profitons donc pour tester toutes les lignes et ainsi découvrir des panoramas différents dans la ville.

Nous arrivons vers les midi pour le déjeuner en plein centre. On tente le choripan sur le pouce pour 50 cts le sandwich au chorizo !

Puis on fait un assez grand tour dans la ville, on marche vite longtemps à La Paz comme on ne fait que monter et descendre… On recherche un magasin pour réparer notre écran de PC portable. Mais on ne trouve rien et le dimanche beaucoup de boutiques sont fermées. Nous rentrons en fin de journée. Ce soir, nous dînons tous ensemble à l’auberge avec le traditionnel Pytt y Pana de Ludo.

Le lendemain, nous partons en expédition pour aller sur le site pré-inca de Tiwanaku de la civilisation qui porte le même nom, pas trop loin de La Paz. Il faut quand même 1h de téléphérique puis 1h de collectivo pour le rejoindre. Arrivés sur place, on découvre que les prix ont flambé. Ils veulent nous faire payer le prix étranger même pour les enfants soit 12€ l’entrée alors que les petits sont affichés ne payer que 80cts !! Ça sent la corruption à plein nez puisqu’ils ne pratiquent même pas les prix affichés par le gouvernement. On parlemente un moment pour finalement payer notre entrée adulte et pour les enfants 2€ mais ça reste vraiment cher par rapport au pays et ce qu’on peut voir ailleurs. Une fois que nous avons nos tickets, nous découvrons que le musée est fermé. Autant vous dire que nous commençons vraiment à se sentir pris pour des pigeons ou des gringos comme on dit ici. Nous nous dirigeons alors sur le site en lui même. Nous subissons un nouvel accrochage à l’entrée car on ne veut pas laisser entrer Jérémy avec son reflex car les films sont interdits, par contre on a nos téléphones cherchez la logique ? Jérémy est à deux doigts de rentrer à La Paz. Finalement un des gardes calme le jeu et nous laisse entrer. Rien n’est fait pour donner envie aux touristes de visiter ce lieu. Déjà bien énervés, la visite commence mal car nous arrivons sur la soit disant aux grosses pyramides décrites en détail sur nos guides sauf qu’en réalité seulement 20% ont été sorties de terre. Autant dire que nous ne voyons qu’une colline de terre avec quelques cailloux par ci par là… Ceci fait encore plus regretter le prix payé. Et puis, plus on avance et plus on découvre certains vestiges qui valent la peine comme ses multiples têtes intégrées aux murs d’une cour carrée. Nous terminons donc cette visite mitigée : c’est trop cher, très mal présenté alors qu’il y a du potentiel, et les fouilles ont été arrêtées en 2005 donc cela ne risque pas d’évoluer.

Nous arrivons à retrouver un collectivo pour rentrer sur La Paz et nous rentrons nous poser à l’auberge. Le soir, nous faisons manger les enfants et les installons en mode cinéma : les petits d’un côté et les 4 grands de l’autre afin d’adapter chaque film à l’audience. Puis nous filons tester un restaurant bolivien avec une cuisine de type fusion. Nous ne sommes pas déçus. Nous commençons par 4 amuses bouches des plus originales servies dans une gueule de poisson ou sur une cannette écrasée… Les plats et les desserts sont fins, on teste le lama notamment. Pour 4 plats/dessert et 4 amuses bouches on paie 12€ par tête. C’était une bien agréable soirée.

Le lendemain, c’est le temps des au revoir. Les 6 en sac prennent la route de Sajama, ils ont encore plus d’un mois à passer en Bolivie.

De notre côté, nous faisons nos bagages pour changer d’auberge. Nous nous sommes trouvés un appartement en plein centre c’est parfait ! Nous y allons en fin de matinée. Nous posons nos affaires et allons déjeuner. L’après-midi, nous nous reposons puis sortons faire quelques courses pour les jours à venir. Nous sommes proches de plusieurs marchés, c’est idéal.
Le lendemain, nous le consacrons à gérer nos petits soucis. Nous trouvons les hélices pour le drone et à un prix défiant toute concurrence. Pour le PC portable, nous arpentons pendant près d’une heure le quartier dédié à l’informatique mais nous faisons chou blanc, notre modèle de PC portable est trop récent… Sans s’en rendre compte, on finit par beaucoup marcher dans cette ville et jamais sur du plat ! Pour le déjeuner, nous avons réservé dans une bonne table du quartier. Pour 7€ par personne, nous avons des assiettes digne d’un petit restaurant gastronomique. On se régale et ça fait plaisir de retrouver les plaisirs d’une bonne table !

Le lendemain, nous nous organisons une visite guidée de la ville avec Max. Il nous donne rendez-vous place San Pedro. Il nous explique d’abord que la ville est divisée en deux parties, la partie indigène où nous sommes et la partie colonial où l’on va retrouver quelques bâtiments d’inspiration espagnol. Sur la place San Pedro se trouve un bâtiment tout particulier qui fut d’abord un monastère avant de devenir une prison aujourd’hui. Mais c’est une prison très particulière car les condamnés vivent avec leur famille à l’intérieur. La prison est organisé comme une ville à l’intérieur de la ville avec ses propres lois et un chef qui est nommé par son niveau de criminalité… Il n’y a pas de policiers à l’intérieur des murs. a une époque cette prison était connue pour son narco-trafic avec la drogue qu’elle fabriquait directement à l’intérieur grâce aux feuilles de coca que les femmes des condamnés ramenaient du marché, car les familles vivent avec eux et ont le droit bien-sûr de sortir. Ensuite Max nous emmène au meilleur marché de la ville, juste à côté de notre appartement en fait. C’est un marché bio, mais comme partout en Bolivie, ils n’utilisent pas de produits chimiques. Max nous explique alors que chacun a son propre primeur habituel et qu’il ne faut jamais l’offenser en allant voir un autre. C’est limite comme si tu trahissais ta famille. Il nous fait découvrir deux types de patates un peu particulières la blanche (on dirait du polystyrène) et la noire (ça ressemble à un champignon). En fait ce sont des pommes de terre auxquelles ils font subir un traitement de réchauffage/refroidissement pour la noire, de trempage sous une cascade d’eau pour la blanche puis le temps venu séchage afin d’obtenir ces textures. après niveau goût, ce n’est pas ce qui nous a emballé le plus ici.

Après, nous traversons le célèbre marché aux sorcières. Ici on vend des foetus de lamas, et pleins d’objets servant aux offrandes et aux rituels notamment vis à vis de la Pachamama.

Ensuite nous arrivons place San Francisco où se trouve la très jolie cathédrale du même nom. Il s’agit du premier bâtiment colonial qui a été construit dans le quartier des indigènes. Comme ailleurs pour aider à l’évangélisation des indigènes, plusieurs éléments de leur culture ont été intégrés à l’architecture de la cathédrale comme des représentations de la Pachamama et même de la feuille de coca sur la façade.

Puis nous continuons le tour dans le quartier colonial où l’on trouve les bâtiments officiels du gouvernement. Il y a notamment la place Morillon du nom d’un célèbre personnage de la révolte indigène s’étant battu pour des droits. Sur cette place, on retrouve les traces d’une importante rébellion des services de police contre les services militaires : impacts de balles dans les lampadaires et sur les façades des bâtiments officiels. Le bâtiment présidentiel est appelé « immeuble brûlé ». Il a connu pas moins d’une centaine d’incendies, à peu près autant que le nombre de présidents !! Ici c’est dangereux de se mettre le peuple à dos quand on est un politique…

Enfin nous retournons dans l’ancien quartier indigène près de notre hôtel pour terminer le tour dans un bar. Max souhaite nous faire goûter l’apéro local. Il s’agit du Chufly, prépare à base de Singani, soda et citron. Le Singani est un alcool bolivien fabriqué à partir du raisin dans la vie de Tajira.
Nous rentrons déjeuner à la maison. Nous profitons de l’après-midi pour nous reposer, faire quelques courses notamment d’artisanat. La fin du voyage se rapproche, on se dit que c’est le temps de commencer à ramener quelques souvenirs. On investit dans la valise supplémentaire pour ça.
Le lendemain, nous commençons par traverser toute la ville en téléphérique pour nous rendre au labo pour les tests covid du prochain pays…

Ensuite nous profitons du marché le matin pour faire réparer nos chaussures afin qu’elles résistent jusqu’à la fin du tour du monde, puis quelques courses pour notre dîner de ce soir. En effet, nous retrouvons nos amis la Wondertrip Family et comme nous sommes en appartement, on les invite comme à la maison. L’après-midi est tranquille : on se repose, on prépare la suite du voyage…

Le soir, nous retrouvons donc Tiphaine et Sébastien et leurs enfants pour une super soirée entre amis avec l’impression qu’on se connait depuis longtemps. Cela fait partie encore des belles rencontres du voyage.
Le lendemain, nous devons rendre l’appartement mais on a tellement de restes du dîner de la veille que l’on négocié avec l’hôtel de pouvoir utiliser leur cuisine pour le déjeuner. On reste donc la matinée à l’hôtel avec nos amis, les parents discutent, les enfants jouent… Ils jouent tellement qu’ils nous cassent une statue mexicaine dans la cour. Cela nous vaut toute une histoire avec l’hôtel alors que cette statue ne lui appartient pas. Nous avons la soit disante propriétaire de la statue au téléphone qui nous demande de débourser près de 45 euros !!! C’est juste énorme quand on connaît le niveau de vie des boliviens. En clair, elle nous prend pour des gringos. On lui dit qu’on ne paie pas sans facture… Mais elle nous dit que c’est un cadeau et qu’elle ne sait pas le prix exact… Bref les gars parlementent une bonne partie de la journée et de la soirée pour au final que Seb et Tiphaine recolle les morceaux à la glue. On y voit que du feu ! On leur filé 5€ pour le dédommagement et l’affaire se conclue ainsi sur les coups de 21h.Entre temps je vous rassure on n’a pas fait que se battre pour cette histoire de statue. Nous nous sommes promenés un long moment dans la ville pour trouver des jeux d’extérieur pour défouler les enfants mais nous faisons chou blanc. On finit par rentrer en repassant par les magasins d’artisanat. Tiphaine et Seb achètent leurs premiers et derniers souvenirs de tour du monde car ils rentrent en France le lendemain. Nous allons dîner pour cette dernière soirée dans un petit bar restaurant en roof top très sympa.

Entre temps je vous rassure on n’a pas fait que se battre pour cette histoire de statue. Nous nous sommes promenés un long moment dans la ville pour trouver des jeux d’extérieur pour défouler les enfants mais nous faisons chou blanc. On finit par rentrer en repassant par les magasins d’artisanat. Tiphaine et Seb achètent leurs premiers et derniers souvenirs de tour du monde car ils rentrent en France le lendemain. Nous allons dîner pour cette dernière soirée dans un petit bar restaurant en roof top très sympa.

Nous nous saluons le soir vers 22h. Nos amis prennent leur vol à 5h du matin et ils ont gardé les chambres pour dormir un peu avant de repartir pour l’aéroport. De notre côté, on n’a pas eu cette bonne idée…. Nous squattons le canapé de l’entrée de l’hôtel jusqu’à minuit. Notre taxi arrive ensuite pour nous amener à l’aéroport. Notre premier vol pour notre prochaine destination est à 4h du matin… La nuit est très courte et notre journée de voyage va nous paraître très longue… Avant de décoller nous croisons une dernière fois nos amis à la porte d’embarquement car leur vol s’enchaîne après le nôtre. Ce sont des au revoir pour se mieux se retrouver en France sûrement autour d’une très bonne table (nous avons cet intérêt en commun)!

Il est temps de s’envoler vers la suite de nos aventures.

A suivre…

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